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4. Répertoire.

Le Réveil ou Diane:

Il s’agit du tout premier morceau qui inaugure chaque jour de fête. Dès quatre heures du matin, le corps des tambours quitte le local et entame « Le Réveil » jusqu’à la première maison où ils sont attendus.

Souvré:

Régulièrement joué au moment où les tambours traversent le quartier du même nom. C’est généralement le premier morceau que les débutants maîtrisent après quelques répétitions. Un morceau enrichi de contretemps, où l’on passe du mode « forte » au mode « piano » et inversement.

Les Huit:

Ce morceau complexe comporte 16 phrases musicales exécutées deux fois, chacune étant de 8 mesures. Il est le plus long et le plus difficile aussi, celui sur lequel les jeunes ont du mal lors des répétitions.

Général:

Joué en hommage au Général-Président, à hauteur du quartier où il réside. Contrairement à Souvré, on démarre le morceau en mode « piano » pour passer ensuite en mode « forte » agrémenté d’un roulement.

Les Quatre:

Composé de 4 morceaux distincts: le Pierre, le Napoléon, le Gérard, Vix Tchotcho. Morceau qui se distingue par un passage caractéristique où les tambours battent sur leurs baguettes. (* voir ci dessous)

En Avril 2015, une cinquième partition s’est ajoutée aux Quatre : « L’Alexandre », oeuvre de notre tambour Laurent Corthals, composée en hommage à son oncle Alexandre Vandevelde, chef tambour trop tôt disparu.

Première assemblée:

Se joue au pas glissé (pas rituel). Elle est composée de quatre mesures exécutées « piano », suivies de quatre autres exécutées « forte ». La première assemblée est jouée à partir de l’hôtel de ville dès 7 heures du matin. Elle symbolise l’appel des membres afin, jadis, de défendre la « bonne ville ». Elle est jouée de l’hôtel de ville jusqu’au local, en passant par la grand’ place, la rue du Collège et la rue Haute. A hauteur du local, les tambours « sautent » sur les Huit pour se diriger vers le quartier de Souvré, ce qui leur permet de repasser au pas cadencé.

Deuxième assemblée:

Se joue également au pas glissé. Elle est composée de deux mesures exécutées « piano », suivie de deux autres exécutées « forte ». Elle est jouée depuis le monument du Soldat inconnu (rue Basse) jusqu’au local, après le réveil. Arrivés à hauteur du local des Arquebusiers, les tambours changent à nouveau le pas en « sautant » sur les Quatre. Ce changement de pas à une valeur symbolique: il signifie que la fête commence et que l’on est désormais au pas auquel on va marcher toute la journée (excepté à la collégiale).

L’entrée à l’église:

Introduction de 8 mesures jouées au moment de l’entrée à l’église, en prélude à l’harmonie.

Première élévation:

Au moment de la présentation du corps du Christ à l’assemblée des fidèles.

Deuxième élévation:

Au moment de la présentation du sang du Christ à l’assemblée des fidèles. Ce sont quasi les mêmes roulements que pour la première élévation. La variation est plus longue et le final différent.

Les bancs:

Au moment des prestations de serments et remises honorifiques, lors de la séance académique.

Pas moins de sept marches sont exécutées de concert avec l’harmonie. Elles rythment chacune des sorties en ville:

  1. L’arrivée du régiment, jouée régulièrement après la sortie de la messe, sauf lors de la fête d’avril.

  2. L’étendard fédéral.

  3. La marche des cadets.

  4. Li d’jou d’Saint Geor, jouée en sortie de messe lors de la fête d’avril, en raison de la circonstance (fête patronale).

  5. La marche des Arbalétriers, très appréciée, jouée systématiquement à chaque fois que l’on rentre au local. Elle provoque une tendance générale à accélérer le pas, en raison de sa vivacité et de son caractère entraînant.

  6. Retour de Hal.

  7. Marche du 700ème anniversaire qui a brillamment intégré notre répertoire multiséculaire.

Au fil du cortège, et selon le programme préétabli, le tambour-major lève la main et indique en s’aidant des doigts le chiffre retenu. (de 1 à 7). Le major chef de musique en fait de même pour signaler à ses musiciens le morceau à exécuter. Le numéro 6 est indiqué au moyen du pouce gauche dirigé vers la droite, le 7 correspond à la canne avec pommeau levé vers le ciel.

Quand on marche dans le cortège, derrière tambours et harmonie, bien peu ont conscience de la variété et de la complexité du répertoire musical et de la richesse culturelle qu’il représente.